Les femmes et l’informatique

 Pourquoi peu de femmes s’orientent vers les métiers informatique ? Suite à cet article de developpez sur la question, j’ai mené mes propres recherches.  Entre deux, je me suis aussi posé la question concernant le jeu vidéo, mais pas seulement les métiers du jeu vidéo… Non, sur les créateurs de jeux vidéo… Et j’en ai fait une vidéo.

Concernant la création de jeux video:

Mais pour le reste, je préfère traiter cela dans un article.  Il y a eu un âge d’or de la femme dans le secteur informatique: avant 1984!

  • Ada Lovelace – à qui l’on attribue l’écriture du premier programme informatique pour la machine analytique du mathématicien Charles Babbage
  • Grace Hopper – conceptrice du premier compilateur en 1951 et du langage COBOL en 1959
  • Le code des mission Apollo, c’était des femmes.

En 20 ans, la place des femmes dans l’informatique a été réduite de moitié. WTF ???

En 1983 : le secteur STIC (sciences et technologies de l’information et de la communication) compte 20,3 % de diplômées,  en 2010, seulement 11 % de femmes, résume Isabelle Collet, maîtresse d’enseignement et de recherche en sciences de l’éducation à l’université de Genève.

Malgré la mise en place de discriminations positive à l’embauche basée sur le genre, le pourcentage de femmes peine à grimper, cette discipline est une des rares à s’être masculinisée.

On dit les femmes plus attirées par les relations sociales… donc pas dans l’informatique, mais dans tous les autres corps de métiers : les arts, la communication, le management, etc. Ok, peut-être.

Quelle peut être la raison?

  • Les représentations “genrées” des métiers dès l’enfance et l’adolescence, en famille ou à l’école persistent. Les garçons sont plus encouragés à poursuivre dans les sciences et techniques, les filles vers le vivant.

  • Les femmes ont déserté l’informatique surtout depuis les années 80, quand le domaine est devenu prestigieux alors qu’il n’était vu que comme un métier tertiaire,

  • Le développement des ordinateurs de maison, des films autour du sujet a fait que les pères ont acheté à leur fils ces PC, ce qui leur a donné une avance… Ouaip, bof. Et pourquoi plus avec les garçons que les filles, alors que ces dernières sont plus studieuses ?

  • Dès cette époque, des groupes se forment dans les écoles, groupes de garçons qui voient d’un mauvais œil la fille qui parle d’ordinateur : difficulté à intégrer des groupes sociaux, des groupes de travail – Encore un argument qui ne tient pas trop la route, car c’est vrai pour tout dans ce cas. Et pourquoi il y a plus d’homme “chef” (cuisine) si on garde ce genre d’argument ?

  • Les femmes sont plus sociales et ne s’enferment donc pas devant un ordi ou un groupe restreint de travail. James Damore, l’ingénieur de Google qui a créé la polémique en 2017, l’explique de cette façon.

  • Ce sexisme acquis entraîne une non reconnaissance des collègues que ce soit à l’école ou au travail qui nécessite une surcompensation pour montrer sa légitimité, et donc plus de travail, de plus grands horaires et une difficulté pour la vie de famille. Pas assez prestigieux l’informatique ? Ca ne permet pas de se battre avec des hommes comme pour avocat d’affaire, médecin ou femme politique ?

  • dans les écoles d’ingénieurs, l’orientation de spécialisation continue à souffrir du genre, les écoles s’en désespèrent, les femmes préfèrent s’orienter vers les biosciences. Les professeurs sont obligés de donner des consignes de non sexisme dès les premiers cours.

Pourtant, les femmes sont vues comme de meilleurs managers, stratèges ou gestionnaires et celles en place ne se plaignent pas de discrimination. Il reste toutefois une certaine répartition dans ce milieu informatique, peu restent aux fonctions techniques, elles sont surtout chef de projet ou d’équipe.

On ne peut pas affirmer qu’il s’agisse de génétique. En effet, dans les pays émergents, les femmes représentent plus de la moitiés des étudiants en informatique.

Vous êtes une femme, vous vous intéressez à l’informatique? Tenez bon! Avec les besoins des sociétés relatives à la parité, vous n’aurez aucune difficulté à trouver une place! Et imaginez: les métiers  Science, technologie, engineering et mathematics «STEM» représentent 75% des emplois de demain. Imaginez un instant que ces métiers soient occupés à 80% par des hommes. Vite il est temps!

Article co-écrit avec Norina.

sources:

 

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