Comment choisir son imprimante 3D?

L’impression 3D peut répon­dre à une très large palette de besoins, avec des prix allant de 200€ à 500 000€. La con­cur­rence est grande et le nom­bre de paramètres à pren­dre en compte impor­tant.

imp3d 3

On peut trou­ver des machines à moins de 500$ en achetant à l’étranger, il faut tenir compte des frais de livrai­son, de la TVA à l’import (20%), des tax­es douanières, des prob­lé­ma­tiques de SAV et de la qual­ité de l’imprimante 3D.

Méthodes et matières

Il existe beau­coup de méth­odes dif­férentes d’impression 3D.

Dans tous les cas, l’objet est imprimé en fines couch­es suc­ces­sives pour un ren­du pré­cis et détail­lé.

  • La plus répan­due est la méth­ode « dépôt de fil FDM (Fused Depo­si­tion Mod­el­ing) ».
  • La stéréolith­o­gra­phie, égale­ment répan­due a son principe général iden­tique à la méth­ode FDM, mais entre chaque couche de résine déposée, une lampe ultra-vio­lette flashe la résine pour la dur­cir.
  • La SLS (Selec­tive Laser Sin­ter­ing) ou « Frit­tage Sélec­tif Laser » est util­isée dans les imp­ri­mantes 3D de grande taille. La matière employée est une poudre. Entre chaque couche, un laser solid­i­fie la poudre appliquée et la fixe aux couch­es précé­dentes par frit­tage.

Cer­tains sites affichent déjà une bib­lio­thèque impres­sion­nante de mod­èles (Thin­gi­verse).

Matières

imp3d filament

3 matières prin­ci­pales pour ces fil­a­ments dans le com­merce:

  • l’ABS (Acry­loni­trile Butadiène Styrène),
  • le PLA (Poly­Lac­tic Acid, ou acide poly­lac­tique): biodégrad­able et plus sou­ple avec un taux d’échec moins impor­tant,
  • le PVA (PolyVinyl Alco­hol ou alcool polyvinylique): plus dur avec une meilleure résis­tance à la chaleur.

16 col­oris dif­férents. J’ai même croisé du bois comme matière (0% de fibres) comme ici.

Plusieurs données sont à prendre en compte

  • La taille de la zone d’impression (vol­ume d’impression ou taille max­i­male pos­si­ble de la pièce imprimée) :
    n’excède générale­ment pas 25 x 25 x 25cm pour le grand pub­lic
  • La réso­lu­tion: L’épaisseur de la couche est de 0,1 à 0,2 mm pour le grand pub­lic, ou de 30 nm dans la recherche. Plus les couch­es sont fines, plus l’impression est détail­lée et pré­cise (pré­ci­sion ver­ti­cale). La pré­ci­sion du posi­tion­nement des axes XY (pré­ci­sion hor­i­zon­tale).
  • La vitesse  d’impression (vitesse de dépôt du fil­a­ment par la buse):Certaines imp­ri­mantes déposent jusqu’à 15 mm de fil­a­ment par sec­onde. Dans le cadre d’un tra­vail détail­lé, la vitesse est for­cé­ment plus lente.
  • Le nom­bre de têtes d’impression (Sim­ple ou mul­ti­ple extru­sion):
    Plusieurs têtes don­nent la pos­si­bil­ité d’imprimer un objet en dif­férentes couleurs ou matières. La dou­ble extru­sion per­met d’utiliser du PLA pour l’objet et des sup­ports en PVA qui se dis­sol­vent dans l’eau.
    Toute­fois, l’impression en 2 couleurs/matériaux est plus dif­fi­cile à paramétr­er, plus lente et les ren­dus de sur­face sont moins pro­pres.  L’imprimante 3D CubeX Trio utilise jusqu’à trois têtes. On m’a même dit qu’il vaut mieux éviter car l’imprimante se détraque plus vite car il y a plus à déplac­er à chaque mou­ve­ment.
  • La pos­si­bil­ité de chang­er le diamètre des bus­es: afin de réalis­er des pièces plus ou moins fines.
  • Le plateau chauf­fant: en alu il risque de vriller, mais vous pou­vez le rem­plac­er par n’importe quelle plaque de verre à la coupe chez votre mag­a­sin de brico­lage
  • Le plateau fer­mé: per­met de mon­ter plus facile­ment la tem­péra­ture et de tra­vailler plus de matéri­aux, pos­si­bil­ité de mon­ter à plus de 300°C et donc ABS
  • Machine autonome ou non: une autonome per­met d’imprimer à par­tir d’une carte ou d’une mémoire interne.
  • La struc­ture: les struc­tures en acrylique sont assez frag­iles, il n faut pas trop ser­rer les vis. il vaut  mieux donc préfér­er les struc­tures “full met­al”
  • L’autolevel: sans, avant chaque impres­sion, vous  êtes obligé de régler le lit (sup­port) manuelle­ment, c’est assez long et entraine des déchets car les 1eres couch­es sont mal posées.
  • la garantie, la mar­que...

Quelques modèles d’imprimantes

Les imp­ri­mantes en prove­nance du monde Open Source et Open Hard­ware per­me­t­tent de les mod­i­fi­er à l’envie suiv­ant ses objec­tifs, sans être lim­ité par un firmware pro­prié­taire, un logi­ciel par­ti­c­uli­er  ou des bobines avec un sys­tème de puces.

  • La 3D CubeX , à par­tir de 2940€ jusque 3990€ pour la trois têtes, dis­pose d’une zone très grande de 275 x 265 x 240 mm, ce qui per­met l’impression de gros objets, comme un bal­lon de bas­ket, mais ses bus­es ont une puce qui empêchent de pren­dre du fil autre que le fil dédié.
    cubex-trio-4981929
  • Un exem­ple d’imprimante très chère mais per­me­t­tant de très gros objets est la Extreme Builder 2000 à 21.000€.
  • La Print­r­bot Sim­ple met­al, à 599€ est une imp­ri­mante 3D Open Source à assem­bler soi-même qui réalise des impres­sions de 15x15x15cm
    imp3d0
  • La Zor­trax M200 à 1700€ est une imp­ri­mante 3D polon­aise Plug&play con­nue pour sa robustesse, démontable facile­ment et facile d’utilisation (soft de pilotage et util­i­sa­tion de la machine)
    imp3d01
  • La Reprap Prusa i3 : ou full met­al du monde open source, de grande taille d’impression 22x22 x24cm à 180€ pour la pre­mière ou 250€ pour la sec­onde, plus par­fois 40€ d’importation (tirage au sort), se vend comme des petits pains, l’électronique est juste et l’alimentation lim­ite, mais elle per­met déjà de nom­breuses choses pour bien com­mencer.

imp3d prussia

  • La Peachy qui vous per­met de faire de petites pièces pour 100€, pre­mière imp­ri­mante au monde sans élec­tron­ique embar­qué, tout est cal­culer depuis Blender, envoyé à la carte son pour con­trôler l’imprimante laser, sur résine.
    L’Ulti­mak­er, open source, avec comme vol­ume d’impression 21 x 21 x 20,5 cm et une vitesse de 30mm à 300mm/s  pro­pose un envi­ron­nement fer­mé pour une chaleur plus con­stante coûte 1200€.
    imp3d 4

la prusia3 est l’imprimante la plus ven­due actuelle­ment
  • vis trape­zoidales mieux que les tiges filetées
  • existe tout en métal
  • con­seils:  rem­placez le plateau par une plaque de verre car le lit en alu vrille avec la chaleur et mod­i­fiez les roule­ments comme dans la vidéo
Les logi­ciels
Pour utilis­er le logi­ciel de 3D que vous voulez directe­ment, il vous fau­dra prob­a­ble­ment re-flash­er le firmware, sinon, toutes les imp­ri­mantes acceptent des mod­èles venant de blender, il suf­fit de les exporter dans le bon for­mat.

En ce qui con­cerne les firmwares des imp­ri­mantes, 2 se parta­gent 99% des machines:  Mar­lin et Repeti­er, ce dernier issu de sprint­er (open sources) a fer­mé son code sous pré­texte que le mod­èle open source n’était pas rentable.

Les con­som­ma­bles
Pour une idée du prix des con­som­ma­bles, voici des bobines en PLA/ ABS, il vous en coûtera donc 27€ par bobine de 1.4kg
Sources: 
Eddy Gau­ti­er avec sa page sur le Blender clan et le site du bug paris,
régulière­ment, il fait des ate­liers sur l’impression 3d avec Blender

Quelques con­seils pour l’utilisation: http://www.imprimante3d-74.com/conseils-techniques-importants/problemes-courants
Un  grand mer­ci à lui pour ses con­seils. Pour ma part, je suis vrai­ment ten­té par la Prusia3 full met­al — Dès que j’aurais un peu de temps libre, je pense que je vais sérieuse­ment étudi­er la ques­tion -le mod­èle que j’ai repéré est “autolev­el ready”, mais je crois qu’il faut ajouter un mod­ule, donc je vais con­tin­uer à enquêter 🙂

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